Un derby, c’est toujours un match à part, on se sert la mimine en arrivant mais on ne se prive pas de ces regards et de ces petites phrases qui n’ont d’autre but que de déstabiliser ceux d’en face.
La première composition de la soirée est à mettre à l’actif des musiciens locaux affirmant haut et fort qu’ils attaquent, à compter de cette semaine, une série de rencontres enfin à leur portée (musicale bien évidemment !)
Je me suis donc permis de glisser la mienne à la brave bénévole du téléthon qui nous accueillait, mais de façon à être bien clairement perçu dans un rayon de cinquante mètre …. « Moi , je n’ai jamais perdu dans cette salle ! » et toc !
Ces amabilités échangées, direction les loges histoire d’enfiler le smoking qui va bien…avec Noeux papillon forcément… , avant présentation des solistes et petite photo collective qui alimentera, on s’en doute, la caisse à Pépito.
J’ouvre une parenthèse pour la caisse à Pépito, de son vrai nom Pépito Banga, parce que dans ceux qui vont me lire, en particulier à l’étranger…..peu savent de quoi il retourne.
La caisse Pépito a été instaurée en début de saison et consiste en une série d’amendes auxquelles sont soumis tous les joueurs du club qui fautent (retards, oubli de tenue…) ou qui ont la mauvaise idée de poser en photo ou de répondre à une interview !
La somme récupérée par Max, en bon fonctionnaire incorruptible, devant servir pour un repas de fin de saison… voire à boucler un futur budget de N2 (ouaf ouaf……..).
Vingt heures trente pile poil, premières mesures sur le terrain mais aussi dans les gradins, la chorale des visiteurs ayant, comme à son habitude fait le déplacement en nombre………. impressionnant !
Démarrage difficile coté nordiste, rapidement menés 3-1 au bout de six petites minutes avant de revenir et de prendre doucement l’avantage 5-7 vers la dixième en s’appuyant sur un Laforet (Rémi de son prénom), plus qu’impérial dans ses (grosses) caisses.
Mettant parfaitement à profit la sortie d’un des violonistes les plus en vue d’en face, réduit au silence pour deux minutes , la fanfare du père Lalaut entame alors une partition en supériorité numérique pour prendre 5 jolies notes d’avance (7-12 vers la vingtième), petit refrain qui laisse les locaux un peu sonnés .
A la baguette, Pascal coach profite de l’euphorie pour faire souffler trois de ses solistes d’un coup …. Instruments mal réglés et sans doute un peu froids, les petits nouveaux s’emmêlent un peu les violons et l’harmonie jusqu’alors observée s’effrite peu à peu, permettant aux Noeuxois de jouer plus juste et de revenir dans la partie.
Heureusement le petit Rémi, décidément dans le rythme, limite les fausses notes en s’imposant par trois fois sur pénalties et sur ses ailes.
Entracte sifflé sur un 12-14 prometteur.....
De retour sur scène, l’orchestre visiteur retrouve rapidement le bon tempo en s’offrant une série de contres menés tambour battant, pendant qu’en face les artésiens buttent régulièrement sur une défense compacte en récitant un solfège un peu trop stéréotypé.
19-26 vers la dix septième
Pour avoir chanté un peu fort une contestation de pénalty, Rémi se voit contraint de rejoindre les coulisses pour deux petites minutes laissant à votre serviteur le droit de jouer son petit morceau avec forcément un petit ……. Noeux dans l’estomac.
Coïncidence, hasard…. cette sortie donne des ailes aux cordes locales qui entament un morceau crescendo durant sept minutes… à mon grand désarroi !
Trois penalties, une paire de contre attaques et un joli tir de loin plus tard et voilà la jolie partition écrite jusqu’alors par mes petits copains bien mise à mal….
27-29 à la vingt cinquième
Mais Rémi, de retour sur scène (Rémi, Rémi, Rémis reviens, Rémis reviens parmi les tiens... air connu) se charge de rassurer tout le monde sur deux ou trois arrêts bien sentis.
De son coté, la chorale des tribunes, en envoyant les percussions poussa l’orchestre à conclure positivement chacun de ses mouvements.
Score final 30 – 35


Commentaires
Aucun commentaireAjouter un commentaire
[s'inscrire] [mot de passe oublié ?]